Chiffre de Beaufort

Guide du chiffrement de Beaufort : chiffrement auto-réciproque et en quoi il diffère de Vigenère

Maîtrisez le chiffre de Beaufort avec sa propriété auto-réciproque. Apprenez la formule B(p,k) = (k - p) mod 26, des exemples étape par étape et comment elle se compare au chiffre de Vigenère.

Publié sur 19 mars 2026
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Présentation

Le chiffre de Beaufort fait partie de ces curiosités historiques qui méritent une étude approfondie. En apparence, cela ressemble à une variation mineure du chiffre de Vigenère – et en effet, les deux systèmes sont étroitement liés. Mais le chiffre de Beaufort possède une propriété que le chiffre de Vigenère ne possède pas : il est auto-réciproque. Le cryptage et le décryptage sont la même opération. Cette seule distinction rendait le chiffre de Beaufort attrayant pour une utilisation pratique, en particulier dans des contextes militaires et navals où la simplicité sous pression était essentielle.

Nommé d'après Sir Francis Beaufort, hydrographe de la Royal Navy d'origine irlandaise, mieux connu pour l'échelle de force éolienne de Beaufort, ce chiffre utilise la formule B(p, k) = (k - p) mod 26. Cette soustraction - clé moins texte en clair, plutôt que clé plus texte en clair - est la source de sa nature réciproque et la racine de ses différences avec le système Vigenère.

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Sir Francis Beaufort : L'homme derrière le chiffre

Une vie en mer

Francis Beaufort est né en 1774 à Navan, dans le comté de Meath, en Irlande. Son père, le révérend Daniel Augustus Beaufort, était un ecclésiastique et cartographe qui a produit l'une des premières cartes détaillées de l'Irlande. Le jeune Beaufort prend la mer à l'âge de treize ans, rejoint la Compagnie des Indes orientales avant d'être transféré dans la Royal Navy. Son début de carrière a été marqué à la fois par l'aventure et les épreuves : il a fait naufrage dans la mer de Chine méridionale à quatorze ans, a survécu aux combats pendant les guerres napoléoniennes et a été grièvement blessé lors d'une mission d'enquête au large des côtes turques en 1812, prenant une balle de mousquet à la hanche et un coup de sabre dans la tête.

L'échelle de Beaufort

On se souvient surtout de Beaufort pour son échelle de force du vent, qu'il a développée à partir de 1805 environ. Conçue à l'origine pour être utilisée dans ses journaux de bord personnels, l'échelle classifiait les conditions de vent de 0 (calme) à 12 (force d'ouragan) en fonction des effets observables sur l'état de la mer et les conditions de navigation. L'Amirauté a officiellement adopté l'échelle de Beaufort en 1838, et elle reste aujourd'hui la norme internationale pour mesurer la vitesse du vent en mer, avec des modifications mineures.

Ce qui a fait le succès de l’échelle de Beaufort n’était pas son originalité – des échelles de vent antérieures existaient – mais son côté pratique. Au lieu d'exiger des instruments qui pourraient ne pas être disponibles ou fiables sur un navire qui tangue, l'échelle de Beaufort reposait sur l'observation directe : l'état de la surface de la mer, le comportement des vagues et les effets sur le gréement. Ce même instinct pragmatique – privilégiant la simplicité et la fiabilité à l’élégance théorique – se reflète dans le chiffre qui porte son nom.

Hydrographe de la Marine

En 1829, Beaufort est nommé hydrographe de la Marine, poste qu'il occupe pendant 25 ans. Au cours de cette période, il a supervisé une vaste expansion du programme de cartographie de l'Amirauté, envoyant des expéditions d'enquête à travers le monde. C'est Beaufort qui a organisé la nomination de Charles Darwin à bord du HMS Beagle en 1831 – une décision dont les conséquences vont bien au-delà de l'hydrographie. Beaufort prend sa retraite en 1855 et meurt en 1857, après avoir transformé la science de la cartographie navale.

La connexion chiffrée

Les circonstances précises dans lesquelles Beaufort a développé ou adopté le chiffre qui porte son nom sont moins bien documentées que ses réalisations météorologiques et hydrographiques. Le chiffre semble avoir circulé dans les cercles navals et militaires britanniques au milieu du XIXe siècle, et l'association de Beaufort avec ce chiffre reflète probablement son intérêt plus large pour les systèmes de communication pratiques à usage naval. Le chiffre a été popularisé plus largement après avoir été décrit dans divers ouvrages de référence cryptographiques plus tard au cours du siècle.


Les mathématiques du chiffre de Beaufort

La formule de base

La formule de cryptage du chiffre de Beaufort est la suivante :

C = (K - P) mod 26

Où :

  • C est la lettre du texte chiffré (0-25, où A=0, B=1, ..., Z=25)
  • K est la lettre clé
  • P est la lettre en clair
  • le mod 26 garantit que le résultat s'enroule dans l'alphabet

La formule de décryptage est :

P = (K - C) mod 26

Remarquez quelque chose de remarquable : la formule de décryptage a exactement la même structure que la formule de cryptage. Dans les deux cas, l’opération est « clé moins message ». C'est la propriété auto-réciproque en action.

Pourquoi la soustraction crée la réciprocité

La nature auto-réciproque du chiffre de Beaufort découle directement des propriétés algébriques de la soustraction en arithmétique modulaire. Voici la preuve :

**Réclamation :**Si C = (K - P) mod 26, alors P = (K - C) mod 26.Preuve :

Commencez par l'équation de chiffrement : C = (K-P) mod 26

Remplacez C dans la formule de décryptage : (K - C) mod 26 = (K - (K - P)) mod 26 = (K - K + P) mod 26 = P mod 26 = P

Puisque 0 <= P < 26, le résultat est simplement P. Le texte en clair original est récupéré.

Cette preuve révèle pourquoi le chiffre de Beaufort fonctionne alors que le chiffre de Vigenère ne partage pas cette propriété. Le Vigenère chiffre avec addition : C = (P + K) mod 26. Appliquer la même opération pour décrypter donnerait (C + K) mod 26 = (P + 2K) mod 26, qui n'est égal à P que si K = 0 (ou K = 13). L'asymétrie de la Vigenère nécessite une formule de décryptage différente : P = (C - K) mod 26.

Utiliser la Tabula Recta

Le chiffre de Beaufort peut être effectué à l'aide d'une tabula recta standard (la même table 26x26 utilisée pour le chiffre de Vigenère), mais avec une procédure de recherche différente :

  1. Recherchez la lettre en texte brutle long de laligne supérieure de la tabula recta.
  2. Déplacez vers le bascette colonne jusqu'à ce que vous trouviez lalettre clé.
  3. Lisez l'étiquette de ligne sur le côté gauche. C'est votre lettre chiffrée.

Il s'agit essentiellement de l'inverse de la recherche Vigenère, qui trouve d'abord la ligne clé et la lit. La recherche Beaufort commence par la colonne de texte en clair et recherche la clé qu'elle contient.


Exemple de chiffrement complet

Chiffrons le message "WIND FROM NORTH" à l'aide du mot-clé "SAIL".

Étape 1 : Supprimez les espaces et alignez le mot-clé.

Key:   S A I L S A I L S A I L S A
Plain: W I N D F R O M N O R T H W

Étape 2 : Convertir en nombres.

PosteClé (K)Plaine (P)Valeur KValeur P
1SW1822
2UnJe08
3JeN813
4LD113
5SF185
6UnR017
7JeÔ814
8LM1112
9SN1813
10UnÔ014
11JeR817
12LT1119
13SH187
14UnW022

Étape 3 : Appliquer la formule C = (K - P) mod 26.

Poste(K-P)module 26Lettre chiffrée
118-22 = -422W
20-8 = -818S
38-13 = -521V
411-3 = 88Je
518-5 = 1313N
60-17 = -179J
78-14 = -620U
811-12 = -125Z
918-13 = 55F
100-14 = -1412M
118-17 = -917R
1211-19 = -818S
1318-7 = 1111L
140-22 = -224E

Résultat :

Plain:  W I N D F R O M N O R T H W
Key:    S A I L S A I L S A I L S A
Cipher: W S V I N J U Z F M R S L E

Étape 4 : Vérifiez en déchiffrant. Appliquez C = (K - P) mod 26 au texte chiffré :

  • Position 1 : (18 - 22) mod 26 = -4 mod 26 = 22 → W (correct)
  • Position 2 : (0 - 18) mod 26 = -18 mod 26 = 8 → I (correct)

La même opération décrypte le message. Aucun algorithme distinct n’est nécessaire.


Beaufort contre Vigenère contre Variant Beaufort

Trois chiffres étroitement liés sont souvent confondus. Comprendre leurs différences clarifie le paysage mathématique de la substitution polyalphabétique.

Chiffre de Vigenère

Cryptage :C = (P + K) mod 26Décryptage : P = (C - K) mod 26

Le Chiffre Vigenère ajoute la clé au texte en clair. Le décryptage nécessite une soustraction. Ce n'est pas auto-réciproque.

Chiffre de Beaufort

Cryptage :C = (K - P) mod 26Décryptage : P = (K - C) mod 26

Le chiffre de Beaufort soustrait le texte en clair de la clé. Les formules de cryptage et de déchiffrement sont structurellement identiques (toutes deux soustraient le « message » de la clé). C'est est auto-réciproque.

Variante du chiffre de Beaufort

Cryptage :C = (P - K) mod 26Décryptage : P = (C + K) mod 26

Le chiffre Variant Beaufort soustrait la clé du texte en clair. C'est en fait la même chose que le déchiffrement de Vigenère utilisé comme étape de chiffrement. Ce n'est pas auto-réciproque. La variante Beaufort est parfois confondue avec le véritable chiffre de Beaufort, mais les deux sont des systèmes distincts.

Tableau de comparaison

PropriétéVigenèreBeaufortVariante Beaufort
Formule de chiffrementP + KK-PP-K
Décrypter la formuleC-KK-CC + K
Auto-réciproqueNonOuiNon
Équivalent à--Vigenère chiffrer puis inverser l'alphabetVigenère décrypter

La relation entre eux

Il existe une relation mathématique élégante reliant les trois chiffres. Le chiffre de Beaufort peut être exprimé comme une composition de deux opérations plus simples :

  1. Appliquer le chiffrement Vigenère : V = (P + K) mod 26
  2. Appliquez la substitution Atbash (alphabet inversé) : C = (25 - V) mod 26

Combinaison : C = 25 - (P + K) mod 26 = (25 - P - K) mod 26.

Attendez, cela n'est pas tout à fait égal à (K - P) mod 26. Soyons plus prudents. La relation est en fait :

C_beaufort = (K - P) mod 26 = (-(P - K)) mod 26

Et C_variant_beaufort = (P - K) mod 26.

Ainsi, le texte chiffré de Beaufort est le « complément » du texte chiffré Variant Beaufort : C_beaufort = (-C_variant_beaufort) mod 26 = (26 - C_variant_beaufort) mod 26.

Cela signifie que le chiffre de Beaufort peut être effectué en appliquant le chiffrement Variant Beaufort (qui est le même que le déchiffrement de Vigenère), puis en inversant l'alphabet (en appliquant la substitution A=Z, B=Y, C=X, ...). Vous pouvez également appliquer d'abord Atbash au texte brut, puis appliquer le cryptage Vigenère.


Cryptanalyse du chiffre de Beaufort

Examen Kasiski

Comme tous les chiffres polyalphabétiques à mots-clés répétitifs, le chiffre de Beaufort est vulnérable à l'examen de Kasiski. Lorsque le même segment de texte brut s'aligne avec le même segment de mot-clé à différents points du message, il en résulte des séquences de texte chiffré identiques. Les distances entre ces séquences répétées sont des multiples de la longueur du mot clé. En trouvant le plus grand diviseur commun de plusieurs de ces distances, un cryptanalyste peut déterminer (ou affiner) la longueur du mot-clé.

Indice de coïncidence

Une fois que la longueur du mot-clé n est supposée, le texte chiffré peut être divisé en n flux, chacun chiffré avec une seule lettre clé. Pour chaque flux, l'indice de coïncidence (IC) peut être calculé. Si le IC se rapproche du IC attendu pour le texte anglais (environ 0,0667), la longueur hypothétique du mot-clé est probablement correcte. Si le IC est plus proche de la ligne de base aléatoire (environ 0,0385), la longueur hypothétique est probablement fausse.

Analyse de fréquence par flux

Après avoir déterminé la longueur du mot-clé et divisé le texte chiffré en flux à clé unique, chaque flux est en fait un simple chiffre de substitution (en particulier, un décalage « César inversé »). L'analyse de fréquence peut ensuite être appliquée à chaque flux individuellement.

Pour un flux Beaufort chiffré avec la lettre clé K, la lettre de texte chiffré C correspond à la lettre de texte en clair P = (K - C) mod 26. La lettre de texte chiffré la plus fréquente dans un flux correspond probablement à E (la lettre anglaise la plus courante), donc si la lettre de texte chiffré la plus fréquente est, disons, C_max, alors K = (C_max + 4) mod 26 (puisque E = 4). Tester quelques candidats pour K et évaluer si le texte déchiffré ressemble à l'anglais permet d'identifier rapidement la bonne lettre clé.

Comparaison avec la cryptanalyse de Vigenère

La cryptanalyse du chiffre de Beaufort suit presque exactement la même procédure que la cryptanalyse de Vigenère. L'étape de détermination des clés diffère légèrement car la formule de Beaufort implique une soustraction plutôt qu'une addition, mais l'approche globale (déterminer la longueur du mot-clé via Kasiski ou IC, puis résoudre chaque flux individuellement) est identique. En termes de sécurité, le chiffre de Beaufort n'offre aucun avantage par rapport au chiffre de Vigenère. Sa propriété auto-réciproque est une commodité opérationnelle et non une force cryptographique.


Le chiffre de Beaufort dans le contexte Porta

Le chiffre de Beaufort et le chiffre de Porta sont tous deux des chiffres polyalphabétiques auto-réciproques, mais ils obtiennent la réciprocité par des mécanismes totalement différents. Le chiffre Porta utilise 13 tables qui échangent la première et la seconde moitié de l’alphabet. Le chiffre de Beaufort utilise la propriété algébrique de soustraction en arithmétique modulaire. Le chiffrement Porta contraint le texte chiffré de sorte que la première moitié du texte brut produise toujours la seconde moitié du texte chiffré (et vice versa), alors que le chiffrement Beaufort n'a pas une telle contrainte.

Les deux chiffres reflètent le désir des cryptographes historiques de disposer de systèmes simplifiant leur utilisation opérationnelle. Le chiffre Porta a accompli cela grâce à la conception de tableaux ; le chiffre de Beaufort l'a accompli grâce aux propriétés mathématiques de sa formule. Les deux approches ont du mérite et, en fin de compte, elles relèvent toutes deux des mêmes techniques cryptanalytiques.


Applications pratiques et utilisation historique

Communications navales

Le chiffre de Beaufort trouva une application naturelle dans les communications navales, où le nom de Beaufort faisait déjà autorité. La propriété auto-réciproque était particulièrement précieuse en mer, où les livres de codes et les tables de chiffrement pouvaient être endommagés par l'eau, perdus au combat ou difficiles à consulter par mauvais temps. Un chiffre qui ne nécessitait qu’une seule procédure au lieu de deux était matériellement plus facile à utiliser dans des conditions défavorables.

Chiffres de champ

Plus largement, les chiffrements auto-réciproques étaient intéressants dans tout contexte militaire ou diplomatique où les opérateurs travaillaient sous pression. Le chiffre de Beaufort pourrait être enseigné rapidement, réalisé avec un minimum de matériel de référence et vérifié facilement (chiffrer le texte chiffré pour récupérer le texte en clair). Ces qualités en faisaient un choix raisonnable pour les communications tactiques où la vitesse comptait plus que la sécurité absolue.

La règle à calcul de chiffrement

Au XIXe et au début du XXe siècle, des dispositifs de chiffrement physiques appelés « lames de chiffrement » ou « règles de chiffrement » étaient parfois construits pour le chiffre de Beaufort. Ces dispositifs étaient constitués de deux bandes d'alphabet qui pouvaient être glissées l'une contre l'autre, permettant une recherche rapide des valeurs de texte chiffré. La propriété auto-réciproque signifiait qu'une seule orientation de périphérique fonctionnait à la fois pour le cryptage et le déchiffrement, contrairement aux règles à calcul de Vigenère, qui nécessitaient des procédures différentes pour chaque direction.


Questions fréquemment posées

Que signifie « auto-réciproque » dans le contexte du chiffre de Beaufort ?

Un chiffre auto-réciproque est un chiffre dans lequel le processus de cryptage et le processus de déchiffrement sont identiques. Pour le chiffre de Beaufort, si vous chiffrez une lettre en clair P avec la lettre clé K en utilisant la formule C = (K - P) mod 26, vous pouvez déchiffrer la lettre en texte chiffré C en utilisant exactement la même formule : P = (K - C) mod 26. La structure de la formule est la même dans les deux sens - vous soustrayez toujours le « message » de la clé. Cela signifie qu'une seule procédure, un seul tableau et un seul ensemble d'instructions couvrent les deux opérations.

En quoi le chiffre de Beaufort diffère-t-il du chiffre de Vigenère ?

Le Chiffre de Vigenère utilise l'addition : C = (P + K) mod 26 pour le cryptage et P = (C - K) mod 26 pour le déchiffrement. Le chiffre de Beaufort utilise la soustraction de la clé : C = (K - P) mod 26 pour le cryptage et le déchiffrement. La principale différence pratique est que le Vigenère nécessite deux procédures différentes (une pour le cryptage, une pour le déchiffrement), alors que le Beaufort n'en nécessite qu'une. En termes de sécurité, cependant, les deux chiffrements sont équivalents : ils ont le même espace clé, la même vulnérabilité à l'examen Kasiski et à l'analyse de fréquence, et la même force effective.

Le chiffre de Beaufort est-il plus sécurisé que le chiffre de Vigenère ?

Non. Le chiffre de Beaufort et le chiffre de Vigenère ont une sécurité équivalente. Les deux utilisent un mot-clé répétitif pour sélectionner parmi 26 alphabets de substitution possibles, tous deux sont vulnérables à l'examen de Kasiski et à l'analyse de l'indice de coïncidence, et les deux peuvent être rompus par analyse de fréquence une fois la longueur du mot-clé déterminée. La propriété auto-réciproque du chiffre de Beaufort est une commodité pour l'utilisateur et non un avantage en matière de sécurité. Un attaquant capable de briser le Vigenère peut briser le Beaufort avec des ajustements trivialement mineurs aux mêmes techniques.

Qu'est-ce que le chiffre "Variant Beaufort" ?

Le chiffre Variant Beaufort utilise la formule C = (P - K) mod 26 -- notez que cela soustrait la clé du texte en clair, plutôt que le texte en clair de la clé. Ceci est mathématiquement équivalent à la formule de décryptage de Vigenère utilisée comme étape de chiffrement. Le Variant Beaufort n'est pas auto-réciproque : sa formule de décryptage est P = (C + K) mod 26, qui est la formule de cryptage de Vigenère. La variante Beaufort est parfois confondue avec le véritable chiffre de Beaufort, mais elle produit des textes chiffrés différents à partir du même texte en clair et de la même clé.

Qui était Sir Francis Beaufort ?

Sir Francis Beaufort (1774-1857) était un officier d'origine irlandaise de la Royal Navy qui a servi comme hydrographe de la Marine de 1829 à 1855. Il est surtout connu pour l'échelle de force éolienne de Beaufort, qui a standardisé la classification des vitesses du vent et qui reste aujourd'hui utilisée au niveau international. Beaufort a également supervisé la nomination de Charles Darwin au HMS Beagle et dirigé une expansion massive du programme de cartographie mondiale de l'Amirauté. Le chiffre de Beaufort, qui porte son nom, semble avoir circulé dans les milieux navals et militaires britanniques au milieu du XIXe siècle.

À propos de cet article

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